vendredi 20 février 2015

Elimination Communication (première partie)

Non, ce n'est pas une nouvelle méthode de management ni une nouvelle technique de manipulation de nos hommes politiques, mais une façon d'apprendre la propreté aux bébés.
Oui, aux bébés.
En français, cela s'appelle hygiène naturelle infantile.
Le principe en est simple: il part de l'idée que les animaux ont un instinct naturel qui les empêche de se souiller; les humains aussi. Il faut simplement les aider, parce qu'évidemment, ils ne peuvent pas se lever pour aller aux toilettes.
On n'a pas de toute éternité utilisé des couches; on n'en utilise pas partout dans le monde. Est-ce que pour autant, les bébés sont couverts d'urine et de selles? Je me souviens de mon étonnement en voyant en Chine une maman soulever son bébé et l'aider à faire caca par la fente de son pyjama (et, double étonnement: en pleine rue). A priori, les bébés n'aiment pas être dans des couches mouillées; c'est nous qui les déshabituons en leur en faisant porter.
Les mamans qui pratiquent EC se repèrent aux signes donnés par leur enfant pour exprimer son besoin de se soulager et à son rythme. Par exemple, au réveil, après un repas, après un transport, après un signe (grimace, montrer le pot,...).
Concrètement, comment on fait ?
Quand on a l'impression que le bébé doit se soulager, on le met sur le pot (il vaut mieux commencer avant 5 mois, tant que le bébé n'est pas mobile), et on émet un signal sonore afin que le bébé associe le son  au fait de se soulager. Par exemple "psss" pour pipi et un bruit plus sonore (tousser, gronder) pour caca.

Mon expérience avec l'EC
J'ai entendu parler de cette pratique cet été, alors que j'étais enceinte d'Alan, sur le podcast de Kristen Burgess, Birth Baby and Life podcast. Elle avait invité Andrea Olson, qui a un site, plusieurs e-books et plusieurs éposides de podacst consacrés à l'EC: The Go Diaper Free Podcast. J'ai écouté les épisodes du podcast, consulté le site, regardé quelques vidéos sur Youtube et trouvé une excellente synthèse sur l'épisode 19 du podcast Mommy's milk and more.
J'ai trouvé que cela faisait sens. J'ai eu envie pour mon troisième garçon de voir si m'y prendre autrement m'aiderait  (et Alan aussi ) à sortir plus tôt des couches. Pour les 2 grands, la propreté s'est faite assez facilement, mais tard, juste à temps pour l'école. Quant aux couches la nuit, on en sort tout juste avec Elliot (6 ans!).
J'ai aussi aimé l'idée qu'on peut tout à fait le pratiquer à mi-temps, en toute liberté, sans se mettre la pression. Bien sûr, Alan porte des couches. Le plus souvent des lavables, mais aussi des jetables de temps en temps. Mais je pense en utiliser un peu moins que pour les 2 premiers.
J'ai commencé alors qu'il avait 3 jours, alors qu'on était encore à la maternité, au calme, et avec pas grand chose d'autre à faire: Alan se soulageait souvent pendant la têtée ou juste après. Et j'ai tout de suite "attrapé" quelque chose, à la grande perplexité de la puéricultrice, dans le Tupperware prévu à cet effet. Ensuite, j'ai pris l'habitude de le faire têter sans couche, avec le Tupp collé aux fesse: assez acrobatique, mais progressivement, c'est plutôt après avoir mangé qu'il s'est vidé; c'est donc maintenant une habitude de le mettre sur le pot après la têtée, et cela marche bien la plupart du temps. Je lui propose également le pot au réveil ou tout simplement quand j'ai besoin de le changer: cela prend un peu plus longtemps, mais après, on est tranquilles pour un moment.
Bien sûr, il y a eu des ratés: une position instable, un mauvais timing et c'est mon jean ou la couette qui servent de couche...mais avec le temps, ils sont devenus plus rares. Les fesses d'Alan, qu'il a douces et potelées sont roses et veloutées, sans la moindre rougeur.

Il semble aussi plus sensible que ses frères ne l'étaient à l'humidité et se montre visiblement soulagé quand on le change. Assis dans son Tupp, il semble en position idéale et a l'air de s'y plaire

Comme on peut le voir, le Tupp commence à être trop petit. Pas de panique, un vrai pot fait aussi bien l'affaire, et d'ailleurs, un petit trône attend mon petit prince quand il pourra tenir assis.

Reste à voir maintenant comment cela se passera quand il ira chez la nounou, quand il pourra se déplacer et finalement s'il sort de ses couches avant ses 3 ans!

lundi 9 février 2015

Gâteau aux pommes du petit écureuil

Etienne adore les pommes.
 Mais il les aime en dilettante, les croquant à tour de rôle et les laissant à demi-mortes dans le bol à fruits. Voici dans quel état j'ai trouvé les pauvres créatures dimanche soir...

Faire de la pâtisserie avec des fruits meurtris est devenu une seconde nature: Elliot ramène de l'école nombre de bananes pourrites, avec lesquelles je fais le gâteau du goûter (le fameux "gâteau à la banane" dont Etienne me demande chaque matin s'il en reste).
Cette fois-ci, c'est donc avec les pommes grignotées que nous avons travaillé.

Ingrédients:
  • 4 pommes plus ou moins grignotées (il faut aussi compter sur les morceaux prélevés par mon petit rongeur dans le bol de préparation.
  • 4 oeufs
  • 2 cuillères à  soupe de farine sans gluten (j'aime la farine de coco et surtout la farine de châtaigne, mais chez Naturalia, depuis un moment, on ne peut plus trouver ni l'une ni l'autre, alors je me rabats sur la farine de riz que je trouve assez fadasse).
  • 4 cuillères à soupe de poudre d'amandes
  • 50 g de beurre fondu
  • 1/2 paquet de levure
  • Un peu de cannelle
Préparation:

On met de tout dans le mixeur
On met en route
On fait cuire à four chaud une vingtaine de minutes

Et voici le petit écureuil et son gâteau

jeudi 29 janvier 2015

Quiche au chou-fleur invisible

Il y a quelques étés, nous sommes allés rendre visite à ma copine Béa en vacances sur le bassin d'Arcachon; Elle nous avait préparé la quiche de sa mémé: une quiche sans croûte, avec des saucisses et où la farine est mélangée aux oeufs et à la crème. Cette recette et le succès qu'elle a eu auprès de mes enfants m'ont fait penser qu'il y avait quelque chose d'intéressant à explorer pour nous qui cuisinons sans gluten.
J'ai commencé par la garnir de légumes: essentiellement brocoli, mais aussi oignons, avec une base composé d'oeufs, de crème avec un peu de fécule ou de farine de riz.Le problème, c'est que les garçons avaient tendance à trier  et à mettre les petits bouquets verts (et parfois même les oeufs!) de côté: autant leur servir une assiette d lardons...
Récemment, j'ai tenté d'y ajouter du chou-fleur-riz: j'ai trouvé que c'était la meilleure version: le chou-fleur disparaît littéralement à la cuisson et donne à la quiche une texture crémeuse: plus besoin de rajouter de farine de quoi que ce soit.

Voici en gros la démarche:

- On fait revenir des lardons et une échalote dans une poêle
- On prend un demi chou-fleur, que l'on mixe jusqu'à obtention d'une texture proche du riz


On obtient du chou-fleur-riz.
On le fait cuire très doucement dans du beurre, jusqu'à ce qu'il soit fondant sans qu'il brunisse.
- On répartit tous ces ingrédients dans un moule à tarte (ou un moule à quiche)
- On bat 5 oeufs avec un petit pot de crème épaisse.
- On verse ça sur les lardons-échalote-chou-fleur-riz.
- On rajoute si on veut du fromage pour une version gratinée...
....et voilà

Gros succès auprès d'Elliot (il n'y a plus rien à trier...). Plus difficile avec Etienne qui n'est pas trop fan du fromage. C'est peut-être aussi dû à la ventrée de gaufres qu'il venait de se mettre chez sa copine Emeline. Moi, je l'adore et je trouve très pratique d'avoir quelque chose que je peux manger d'une main quand j'ai Alan dans les bras et l'estomac dans les talons.

mercredi 7 janvier 2015

Vive le vent

Les vacances de Noël n'ont pas été synonymes cette année d'otite et de gastro, mais de voyage loin très loin dans une autre galaxie: la Bretagne.

Le voyage depuis Strasbourg s'est fait en train: je passe sur la longueur du trajet Strasbourg/Quimper, les wagons bondés, l'exiguïté des places et les courses dans le métro avec 2 enfants et un bébé dans une poussette pour faire le changement de gare en 50 minutes à l'heure de pointe...
Par contre, ce que je trouve insupportable, ce sont les commentaires des gens. Je n'ai pas oublié que j'ai aussi dans le passé souffert des bruits des enfants des autres et je suis descendue du train à plusieurs occasions en disant à la personne qui venait m'accueillir :"il y avait encore des gosses hyper bruyants, ça m'a gâché tout le voyage"; mais je ne me suis jamais permise d'agresser les parents. Or à trente minutes de l'arrivée à Quimper, alors que les enfants sont dans les transports depuis 7 heures du matin et qu'on fait ce qu'on peut pour les occuper (Alan, personne ne l'a entendu et Elliot a passé le plus clair de son temps à dessiner des tortues Ninja), une vieille me dit: "Vos enfants sont insupportables, enfin...je suppose que c'est l'éducation à l'anglaise! Depuis Paris, j'ai la tête comme ça! Les enfants, madame, ça s'éduque.". Bon, je reconnais qu'Etienne était en grande forme, mais cette remarque raciste et insultante donne à réfléchir. On pourrait la mettre sur le compte de l'aigreur d'une vieille qui n'a jamais eu d'enfants, ou qui a oublié comment c'est quand c'est petit, mais au retour, alors que nous avions été aussi irréprochables que possible, évacuant Etienne à chaque fois qu'il haussait le ton, c'est une jeune fille qui m'a demandé, poliment cette fois-ci, si je voulais bien demander à mon enfant de parler moins fort, parce que, après tout, on est dans un train.
Oui, on est dans un train, et c'est justement ça le problème: il s'agit de transport en commun; et supporter la collectivité, on dirait que beaucoup de gens ont oublié ce que ça veut dire. Chacun semble vouloir passer le trajet dans sa bulle avec ses écouteurs dans les oreilles et fixer son écran sans être perturbé; peut-être les tarifs astronomiques pratiqués par la SNCF font-ils espérer aux voyageurs qu'ils bénéficieront du confort de la première classe, mais je crois qu'il s'agit plutôt d'un individualisme grandissant . En Allemagne, il y a des wagons consacrés tout particulièrement aux enfants, cela évite aux parents de se faire insulter, mais cela ne risque-t-il d'encourager cette incapacité à vivre ensemble ?

Bref, enfin arrivés, on a pleinement profité de l'air marin et fait le plein de vent humide. Au programme, 
- footing sur la plage

- collecte de coquillages
- promenade avec Manou sur les dunes dans les labyrinthes (ça décoiffe)


Le jour de Noël:
- repas de famille dans le gîte avec moult oncles, tantes, cousins et petits cousins


- partie de frisbee

Le problème, avec le frisbee, quand il y a du vent, c'est que.....

Et voici le héros du jour...le balai-bRosse!

De retour à Strasbourg, nous passons du crachin à la neige, avec les activités qui s'ensuivent

Et fêtons dignement le nouvel an ("l'anniversaire de l'apéro" selon Etienne) par une boum endiablée.
Le problème dans les boums, c'est qu'il y en a toujours qui restent assis,                                                
soit parce qu'ils ne savent pas danser, soit parce qu'ils sont carrément coincés.

samedi 3 janvier 2015

Les pleurs des bébés

Tout le monde le sait, les bébés, ça s'exprime en pleurant, en particulier pendant les 3 mois de vie, période pendant laquelle ils peuvent sembler inconsolables. Les parents ont la pénible tâche de calmer des nourrissons qui s'époumonent en se tortillant, mettant souvent les hurlements au compte des fameuses "coliques".
Le Docteur Harvey Karp, qui exerce aux Etats-Unis, est l'auteur d'un livre célèbre qui intitulé The Happiest baby on the block (Le plus heureux des bébés) On lui doit l'expression "Quatrième trimestre" pour parler des 3 premiers mois de la vie de bébé, mois pendant lesquels, les systèmes nerveux et digestifs de l'enfant ne sont pas encore matures, et qui sont les plus éprouvants en termes de pleurs. Il a élaboré un protocole en 5 étapes pour calmer les fameux pleurs. Ces étapes commencent toutes par un verbe en S en anglais, d'où leur nom de "5 S":

- Swaddling : emmailloter; cela ne se pratique plus tellement en France. On a l'impression de gêner son enfant en le transformant en petite momie, alors que les bébés ont été bien à l'étroit dans le ventre de leur maman et que cette pratique leur procure un sentiment de sécurité en même temps qu'elle les empêche de se réveiller par des mouvements brusques.

- Shushing: faire le son "chhhhhhh". Dans le ventre de leur mère, les bébés étaient exposés à un bruit constant (les battements du coeur, les bruits extérieurs,...). Emettre un "chhh" comme un sifflement les apaise comme le fait aussi le bruit de l'aspirateur par exemple.

- Side or Stomach: les mettre sur le côté ou sur le ventre.

- Swing: les bercer, les calmer par un mouvement de balancier. Les bébés s'endorment souvent en promenade, ou quand on les met dans un porte-bébé.

- Suck: téter, une fois que les autres étapes ont été effectuées, sans quoi on risque de ne pas prendre le sein correctement ou de recracher la tétine.

J'ai testé ce déroulement sur Alan:
- L'emmaillotage a produit des effets très positifs au début; je pense que ça l'a même aidé à faire ses nuits un moment, en tout cas, il s'endort mieux comme cela. Par contre, ma technique n'est pas parfaite (loin de là) et j'ai l'impression que maintenant qu'il a 3 mois, il est un peu costaud et arrive à sortir ses mains. On peut toujours investir dans une couverture emmaillotante type Red Castle.

- Faire Chhhhh: difficile de dire, vu que le bébé pleure, je n'ai pas l'impression qu'il m'entende vraiment.

- Le poser sur le côté ou le ventre: j'ai eu l'agréable surprise de le voir s'endormir tout seul dans ces 2 positions (J'ai des preuves) , mais elles ne marchent pas systématiquement.:


- Le mouvement: c'est sans doute ce qui fonctionne le mieux, mais c'est assez contraignant, surtout quand le bébé n'est pas une petite crevette. Pour avoir les mains libres, je mets Alan dans un Mei Tai (maintenant plutôt sur le dos) ou depuis quelques jours dans un sling Minimonkey, en position kangourou.

- Téter: quand il était tout petit, le sein était l'arme absolue; cela me tenait cependant clouée assise un bon bout de temps. Maintenant, il arrive à bien se calmer avec la tétine, mais elle doit souvent se combiner avec d'autres étapes.

Bilan: connaître ce protocole, est assez utile, même si on fait certains de ces gestes instinctivement. je dois dire cependant qu'Alan est un bébé facile; je ne suis pas sûre que j'aurais eu les mêmes résultats avec les 2 autres.

dimanche 30 novembre 2014

Est-ce qu'ils mangent des légumes?

Etienne hier soir :

- Moi, j'aime le chocolat, mais j'aime aussi les légumes.
Qu'est-ce que tu aimes comme légumes ?
- Les poivrons.
-Oui, et quoi d'autre ?
-Les saucisses !

Comme beaucoup de parents, j'ai vu mes enfants passer très rapidement du stade de bébé qui mange tout ce qu'on lui propose à celui de bambin qui balance les petits bâtonnets oranges ou verts qu'il trouve dans son assiette. Les légumes ? Beurk, par terre !

Comme tout le monde ou presque, je suis aussi persuadée de l'utilité de manger des légumes, j'adore ça et c'est plein de bonnes choses, vitamines, fibres, minéraux, sans le sucre des fruits. Alors, j'ai persévéré. Pour réconcilier mes carnivores avec les légumes, j'ai eu recours aux stratégies suivantes :
  •  Mets de l'huile  : inutile d'associer les légumes à la fadeur de la cuisson à la vapeur ! Je les coupe en frites ( panais, patates douces, céleri rave), je les déchire en chips (chou plume) et je les arrose de beurre fondu, d'huile,...avant de les passer au four. On peut alors manger à la main des légumes dorés qui croustillent. Sinon, une petite purée (potiron, brocoli, chou-fleur,...) avec de la crème réjouit la Normande qui sommeille en moi. Les matières grasses ajoutent du goût, rassasient, et il semblerait qu'en plus, les nutriments présents dans les légumes s'assimilent avec la graisse.
  •  Sccrch, Sccrch  : j'ai remarqué que mes enfants étaient plus rebutés par la texture que par le goût : le mou, le fondant ne leur conviennent pas ; au contraire, ils préfèrent ce qui croustille (il faut les voir devant une boîte de craquottes!) ; pour satisfaire leur instinct de rongeurs, on leur fait des bâtonnets de poivrons, carottes, concombre, et ce dès le petit déjeuner. Ils les mangent avec délices, et Elliot demande même parfois à avoir des poivrons en dessert. Par contre, ne pas s'aviser de glisser une parcelle de laitue ou de tomate dans l'assiette, la variété n'est pas son fort !
  •  Cantines, je vous aime  : pour des parents qui comme moi ont été traumatisés par la langue de bœuf sauce piquante ou le cœur de bœuf sur lit de céleri branche, force est d'admettre que les choses ont changé, et tant mieux ! A la cantine, les enfants sortent quelque peu de la lutte de pouvoir qui les oppose à leurs parents, sont plus ouverts à la nouveauté et ont tendance à suivre les autres. J'ai eu la surprise d'entendre Elliot pendant sa première année de maternelle réclamer des carottes râpées, du céleri et des betteraves. Le souci, c'est que quand on essaye de le faire à la maison, ce n'est jamais aussi bon qu'à la cantine...
  •  Trop méchante  : chez nous, il n'y a pas le choix : souvent, je ne leur propose que des légumes en accompagnement ; ils n'ont pas l'occasion de se caler avec du pain ou des pâtes, on n'en a pas. Le riz vient immanquablement avec des légumes, bref ils sont cernés. S'ils n'en veulent pas, j'encourage sans forcer ; s'ils persistent, ils sortent de table, leur repas est fini. Etienne va ainsi se coucher le ventre vide au moins une fois par semaine, et se rattrape au repas suivent : la grève de la faim s'arrête là. Bien sûr, dans l'idéal, il faudrait leur proposer plusieurs légumes afin qu'ils aient le choix, mais c'est un idéal que je n'atteins pas toujours .
  • Trop fourbe  : mes enfants mangent beaucoup plus de légumes qu'ils ne le pensent. Les boulettes de viande, pas exemple, j'aime bien y incorporer de la purée de légumes ou du chou-fleur cru mixé. Le même chou-fleur mixé, revenu dans du beurre (je suis aussi un peu bretonne) à la poêle, je le mets dans une quiche, et il fond, on ne voit même pas qu'il est là. Dans mon pain à la viande, je mets des épinards (que paraît-il ils détestent) et une branche de céleri ; je fais des sauces à base de légumes mixés, je mets de la citrouille dans mes pancakes ou mes muffins,...je suis consciente que cette pratique est discutable et m'apprête à aller droit en enfer.
Il y a sans doute d'autres pistes à explorer. Cela dit, je constate que la persévérance porte ses fruits : mes garçons mangent des légumes, même si leurs préférences sont limités. Ils savent même me surprendre : j'ai récemment fait du chou farci et le leur ai servi sans trop de conviction ; Elliot en a repris deux fois, preuve que leurs goûts évoluent et qu'un refus n'est pas forcément définitif.




dimanche 23 novembre 2014

Colère

Lu dans le Télérama de la semaine dernière, à propose d'un documentaire intitulé "Secrètes rondeurs", que je n'ai pas vu, puisqu'à 22h20 j'ai en général mis tout le monde au lit, moi y compris: 

"Seul bémol dans ce rigoureux documentaire: la question de l'allaitement. Les études scientifiques évoquées, concluant que cette pratique permet de développer mieux et plus rapidement l'intelligence des enfants, ont de quoi faire culpabiliser les mères qui ne veulent ou ne peuvent pas allaiter".

 Si le documentaire est rigoureux et les études concluantes, pourquoi les nuancer afin de ménager des susceptibilités ? La diffusion d'une information ne devrait pas à faire preuve de tels scrupules et s'écarter des pratiques conventionnelles (et malheureusement, donner du lait en poudre à un nourrisson en est une) ne vise pas forcément à culpabiliser ! Pourquoi ne pas aider les mères qui ne peuvent pas allaiter, au lieu d'éviter de leur dire la vérité ? Quant à celles qui ne veulent pas, j'imagine qu'elles le font en connaissance de cause.
Ozal Emier, auteur(e) de l'article fait là preuve d'une hypocrisie exaspérante.